Ayant reçu plus d’un millier de personnes souffrant d’addictions au tabac ou d’autres substances et comportements, j’ai fait du traitement des addictions ma première spécialité.

Hypnose-anti-tabac

Reconnu comme un spécialiste de l’arrêt du tabac par hypnose depuis 2012, j’ai pu développer et tester les techniques d’hypnose les plus efficaces pour aider quelqu’un à arrêter de fumer.

Pourquoi fume-t-on ? On commence au départ souvent par imitation et socialisation, voire pour se rebeller contre l’autorité. Se mettre à fumer est un peu comme un rite de passage vers l’âge adulte, la possibilité de prendre ses propres décisions par et pour soi-même.

Cependant, le piège se referme bientôt sur le fumeur devenu dépendant qui entre dans un étrange cercle vicieux : plus je fume, plus je m’identifie au fait de fumer, je considère cela comme normal, comme faisant partie de moi ; et en même temps, plus je fume, moins j’ai de plaisir, et plus je pense ou constate les effets néfastes du tabac sur ma vitalité et ma santé.

Ainsi, tous les fumeurs qui viennent me voir sont coincés dans ce conflit intérieur : une partie de moi aime fumer (par plaisir, ou parce que cela « m’aide » à gérer certaines situations, ou par habitude) tandis qu’une autre partie de moi désire vraiment arrêter de fumer.

conflit intérieur

Le travail à faire avec l’hypnose, est alors de convaincre l’inconscient d’arrêter de fumer maintenant. Comment peut-on faire cela ?

D’abord, nous nous basons sur le fait que l’inconscient a pour toute première mission de protéger la personne. De la garder en vie, dans le bien-être et la sécurité, et d’éviter le stress.

Ainsi, l’inconscient a toujours une intention positive, derrière chaque comportement. Même si le comportement est négatif, l’intention est positive : il y a un bénéfice secondaire.

Pensez à pourquoi vous fumez, ce que cela vous apporte. Est-ce que vous avez l’impression que fumer vous calme ? Vous aide à échapper à des situations désagréables ? A vous sentir relié à vos amis fumeurs ? Est-ce que la cigarette est comme une « amie » qui est toujours là pour vous ?

Une stratégie de base consiste alors à ré-apprendre à gérer le stress sans cigarette, mais aussi rediriger l’inconscient vers des habitudes différentes, plus positives et alignées.

Il est possible, par exemple, de supprimer le réflexe de prendre une cigarette à des moments-clés de la journée : en sortant dehors, en prenant la voiture, avec le café, en faisant une pause, en soirée, etc…

Il est aussi possible de créer un dégoût de la cigarette. Si vous êtes automatiquement et irrépressiblement dégoûté de la cigarette, il est fort probable que vous allez arrêter de fumer. Sauf, bien sûr, si fumer présente encore un avantage inconscient.

Un traitement adapté prendra donc en compte plusieurs facteurs, et se basera sur ce qui vous motive à arrêter de fumer, et sur votre relation particulière aux cigarettes.

arrêter de fumer

EFT Anti-Tabac

Constatant que l’hypnose est en soi limitée et rencontre parfois des difficultés, j’ai choisi d’ajouter une autre technique, très différente, à mes traitements : l’EFT.

Cette technique permet d’éliminer toutes sortes d’émotions négatives : peur, angoisse, colère, frustration, vide intérieur, etc…

l’EFT permet aussi d’éliminer les compulsions : envie de fumer, de grignoter, envies de sucre, etc…

C’est donc un complément idéal à l’hypnose.

fumer

Arrêter de fumer peut déclencher des émotions qui vous inciteront à reprendre la cigarette. Après tout, pourquoi arrêter de fumer si cela vous déprime ?

Néanmoins, il n’est pas normal de se sentir déprimé parce que vous arrêtez de fumer. Cela est dû à l’attachement émotionnel que vous avez construit avec la cigarette en fumant pendant 10, 20, 30 ans …

Et s’il était possible de se sentir léger, confiant, calme, libéré et joyeux ? Cela devient beaucoup plus facile.

C’est le même principe avec d’autres émotions : frustration, anxiété, énervement, etc…

Le traitement revient donc à comprendre quelles émotions déclenchent l’envie de fumer, et à les apaiser jusqu’à ressentir un complet détachement.

Exemple : Sophie aime fumer en soirée avec ses amis. A l’idée de ne plus pouvoir fumer dans ces moments, elle ressent d’abord de la frustration parce qu’elle ne peut pas faire ce qu’elle veut ; puis elle ressent de la tristesse, l’impression d’être séparée de ses amis, d’être mise à l’écart ; enfin, elle ressent que sans cigarette, le plaisir ne serait pas « complet » et cela la met en colère. Une fois toutes ces émotions apaisées, elle se sent beaucoup plus calme et envisage joyeusement de simplement ne pas fumer en soirée.

J’ai mis au point une méthodologie avec 7 domaines sur lesquels appliquer l’EFT, ainsi qu’une manière d’utiliser l’hypnose en synergie.

Ma méthode, Je Me Libère Du Tabac, permet d’arrêter de fumer en douceur, sans stress ni prise de poids, et de manière complète et définitive. Il y a quelques étapes à suivre, et vous vous libérez du tabac définitivement.

Vous pouvez apprendre la technique de base de l’EFT gratuitement et voir des démonstrations sur le site www.jemeliberedutabac.com :

Visiter Je Me Libère Du Tabac

 

Autres addictions

Les méthodes appliquées à l’addiction au tabac peuvent être élargies et utilisées pour aider les personnes souffrant d’autres addictions.

J’aide ainsi régulièrement les gens ayant des problèmes de compulsions alimentaires (sucre, chocolat, le plus souvent, mais aussi tout le reste), d’alcoolisme mondain ou sévère, d’addiction aux drogues dures (cocaïne, méth, etc…) ou au cannabis, ou bien d’addictions au sexe et autres.

Le thème de l’addiction est intriguant : pourquoi une personne continue-t-elle compulsivement à se faire du mal (en consommant des produits toxiques et à travers des comportements à risques) ?

La réponse est : parce que cela fait du bien en même temps.

Une personne addictée est donc coincée dans une double contrainte : d’un côté, ne pas consommer est insupportable ; de l’autre, consommer est extrêmement néfaste.

Il y a plusieurs raisons à cela.

On peut voir l’addiction comme une solution à un problème intérieur. On devient addict pour gérer certaines émotions : angoisse, vide intérieur, tristesse, sentiment d’infériorité, peurs, ou encore rage intériorisée, etc… ou bien pour échapper à la réalité et trouver un refuge émotionnel.

On peut aussi devenir addicté par la recherche de plaisir, d’un état de conscience plus agréable.

Cerveau reptilien et associations

Le mécanisme de l’addiction est principalement géré par le cerveau reptilien. Cette partie du cerveau est celle qui gère prioritairement le fonctionnement du corps, les mécanismes de survie, l’instinct, et les émotions primaires. Elle est extrêmement réactive aux sensations, odeurs et goûts, d’où le lien avec les substances.

Notre cerveau reptilien ne pense pas de manière rationnelle (c’est le rôle du cortex) et gère des émotions simples, binaires : bon / pas bon ; j’aime / je n’aime pas ; sécure / dangereux ; etc…

Sa priorité absolue est la survie et la préservation de l’individu.

Donc, être en sécurité, manger et boire, et maintenir un environnement positif. Même la reproduction (un instinct puissant bien sûr) est secondaire à la survie.

Le cerveau reptilien fonctionne essentiellement sur la base d’associations, ou réflexes conditionnés. Il apprend à associer une situation extérieure avec une réaction intérieure.

C’est le cas du réflexe de Pavlov : si un chien est habitué à entendre une clocher sonner à chaque fois qu’il mange, au bout de quelques jours, le fait d’entendre la clocher sonner le fera saliver, même si on ne lui donne pas de nourriture.

Dans le cas de l’addiction, le cerveau reptilien établit un lien entre la substance et un état de bien-être.

Cet état de bien-être peut être une sensation de plaisir, ou le soulagement d’une angoisse, l’impression de pouvoir enfin lâcher prise et être libre, même si c’est pour un court instant.

Comme la racine de chaque association est la survie, les addictions sont extrêmement puissantes car il n’est pas possible de contourner une association par la volonté.

De nombreux addicts décrivent leur addictions comme cela :

Lorsque le moment de consommer arrive, cela devient irrépressible. Même si je me suis dit le matin en me levant « aujourd’hui c’est fini, je ne fume plus », cela n’a plus aucune importance. C’est comme si je devenais quelqu’un d’autre. Mon cerveau ne réfléchit plus, il me dit simplement de consommer maintenant. Et je peux faire des kilomètres juste pour aller acheter un paquet de cigarette alors qu’il fait nuit et que je pourrais rester tranquillement chez moi.

Valable pour le tabac, le chocolat, le cannabis, l’alcool, le crack, etc…

Est-ce que cela vous rappelle certaines compulsions ?

Tant que le cerveau reptilien est soumis aux associations qu’il a appris vis-à-vis de sa drogue, il continuera à rechercher régulièrement sa source de plaisir, même si ce comportement est très contraignant et destructeur.

Un autre aspect important de cette explication est que le cerveau reptilien réfléchit uniquement au présent. Les notions de passé et d’avenir n’ont que peu d’importance pour lui. Ce qui l’intéresse c’est : comment survivre dans l’immédiat. C’est pour cette raison que les associations sont des apprentissages fixes : ils changent peu dans le temps, car le cerveau reptilien ne les remets plus en cause.

Exemple : enfant, vous touchez une plaque chauffante avec votre main et vous vous brûlez. Le cerveau reptilien associe : plaque chauffante = danger, et plus jamais vous ne poserez la main sur une plaque chauffante volontairement.

Ainsi, le cerveau reptilien voit l’addiction comme une source de plaisir et de bien-être immédiat. Peu importe si cela crée des dégâts à long terme, car l’association est trop forte.

Réflexion sur la culpabilité et l’addiction

Guérir d’une addiction avec la thérapie

Il existe de nombreuses méthodes pour sortir de l’addiction avec plus ou moins de succès.

addictions

Bien sûr le suivi médical est primordial dans cette situation. Le sevrage chimique va permettre de compenser la perte d’une association à un produit toxique (ex : héroïne) avec une autre produit moins toxique (ex : méthadone) et ainsi de suite afin de faciliter à terme l’arrêt de la consommation.

Les cures de désintoxication imposent souvent la non-consommation absolue.

Malheureusement, le cerveau reptilien est capable d’attendre et de « cacher » la compulsion pendant un certain temps, selon les conditions extérieures.

C’est l’exemple du fumeur qui prend l’avion et sait qu’il ne peut pas fumer pendant 10h de trajet. Pendant plusieurs heures, il ne ressentira pas ou peu le manque car il sait qu’il ne peut absolument pas fumer. Mais à la sortie de l’avion, la première chose qu’il fera lorsqu’il le pourra sera d’allumer une cigarette.

C’est l’exemple malheureux du buveur qui, en cure de désintox, réussit à ne pas boire pendant 30 jours, et qui, une fois rentré chez lui, sent l’envie de boire « juste une bière » revenir furieusement, et qui rechute.

Contrebalancer l’addiction

Heureusement, il existe des méthodes permettant de surpasser l’addiction à l’aide d’autres sentiments plus forts encore. Les Alcooliques Anonymes, par exemple, utilisent des sentiments positifs forts pour combattre l’addiction, avec le succès qu’on leur connait.

D’autres méthodes « spirituelles » semblent avoir une bonne efficacité, en stimulant des émotions comme la dévotion, la gratitude, l’amour, etc…

En effet, on peut combattre une association par une autre : si j’arrête de prendre de la drogue, je me rapproche de mes valeurs spirituelles qui sont très importantes pour moi (ex : se sentir connecté à un sentiment d’amour absolue).

On parle parfois de « reconditionnement ».

Cette stratégie est relativement efficace et je la recommande.

Éliminer les associations à la source

Une autre stratégie est de pouvoir éliminer directement la source des associations incorrectes.

Je connais une seule technique efficace pour éliminer les associations et elle est bien sûr extrêmement utile pour guérir les addictions. Cette technique n’est pas basée sur l’hypnose, la psychologie, ou d’autres techniques de conditionnement.

Elle utilise certains moyens corporels de réguler le système nerveux et d’accéder au cerveau reptilien afin de défaire l’association entre la substance et les réactions émotionnelles conditionnées.

Cette technique est extrêmement simple et rapide, et permet d’éliminer les symptômes de manque (craving) et compulsions. Elle fonctionne sur tout type de substances.

J’utilise bien sûr cette technique dans mes séances individuelles.

Suite à des projets de tests en cours, elle sera certainement diffusée à plus grande échelle, avec publication d’un livre et formations, d’ici à 2018 environ.

Gestion des émotions et traitement des traumatismes

En parallèle des stratégies ci-dessus, il est essentiel de travailler sur le rôle plus large de l’addiction dans la vie de la personne, et notamment sur ses stratégies de gestion des émotions.

Les émotions plus complexes sont gérées par le cerveau limbique, plus évolué que le reptilien, qui comprend les notions de passé et de futur, et dont la priorité est la connexion (aux autres et à soi).

Nous gérons tous nos émotions de manières différentes. Parfois, avec des mécanismes intérieurs : prendre du recul, rationaliser, comparer, faire appel à des ressources positives, en cherchant à gagner du contrôle, évoquer des sentiments positifs, par résilience, etc… ;

Parfois avec des mécanismes extérieurs : se faire réconforter, de divertir, utiliser des stimulants ou des anesthésiants, en écoutant l’avis de quelqu’un d’autre, etc… ;

Tout cet équilibre dépend des émotions que l’on doit gérer et des ressources à notre disposition.

Dans le cas des addictions, il est courant de trouver des histoires de vie compliquées, contenant divers traumatismes. Cela génère plus d’émotions négatives comme anxiété, sentiment d’abandon, mauvaise estime de soi, besoin de faire certaines choses, etc…

Il est donc important, soit d’installer de meilleures capacités de gestion des émotions, soit de traiter les traumatismes principaux de la vie de la personne. Ou mieux : faire les deux.

Une thérapie des addictions efficace utilisera donc à la fois des stratégies pour contrer les associations du cerveau reptilien et les difficultés émotionnelles du cerveau limbique.

Avez-vous besoin d’aide ?

Si vous souhaitez entreprendre une thérapie pour vous libérer de vos addictions, vous pouvez me contacter via le formulaire ci-dessous. Nous commencerons par un entretien gratuit de 30 minutes pour évaluer les possibilités de travailler ensemble.

Je souhaite bien sûr signaler que plusieurs séances sont nécessaires pour obtenir un effet complet et durable. Il peut y avoir besoin de traiter un certains nombre d’associations et de racines émotionnelles. Ce travail n’est pas facile, mais il est extrêmement libérateur. C’est une vraie démarche d’évolution personnelle.

Je n’ai pour l’instant pas d’autre thérapeute à vous recommander dans votre région qui utilise les mêmes méthodes que moi-même. Si toutefois c’est votre préférence, je vous recommande de manière générale de consulter des hypnothérapeutes, praticiens en EFT, ou autres thérapeutes ayant des connaissances dans le domaine des addictions.